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La soi-disant sieste est terminée, il faut y aller. Une agréable surprise attend Lou Salomé: c'est Françoise, "sa" Françoise, qui va la brancher. Toujours la même impressionnante tuyauterie nécessitant une très grande concentration de la part des infirmières. Il faut surtout bien anticiper la totalité du branchement en respectant une asepsie très rigoureuse; la moindre erreur, et il faut recommencer tout ce travail de plombier! Quelle patience et quelle rigueur! Lou Salomé ne manque pas de râler à chaque fois qu'une infirmière lui masque la vidéo, ce qui ne leur facilite pas le travail... Nous sommes maintenant familiarisés avec tout cet attirail puisque nous démarrons aujourd'hui la quatrième chimio. A 17 heures, c'est parti pour une nouvelle cure de CAV, comme les deux premières. Moins difficiles que les cures de VP16-Cisplatine en ce qui concerne les nausées, d'autant qu'Elisabeth a augmenté d'emblée les doses d'anti-vomitifs. La nuit commence tranquillement, Lou Salomé est calme et ne présente aucun des signes précurseurs de la crise (agitation, bouffées de chaleur, maux de tête). Maman s'endort rassurée. Mais en pleine nuit, Lou Salomé demande le haricot et vomit violemment. Maman est folle de rage: l'heure théorique du Zophren est largement dépassée; si elle l'avait reçu à l'heure dite, elle n'aurait pas vomi, et ça c'est intolérable! Car la souffrance dans cette épreuve est aussi faite d'une succession de petits détails. D'ailleurs pour elle, ces crises de vomissements sont une véritable secousse tellurique, ce n'est pas à proprement parler un détail, même si ça n'est pas dangereux. Au matin, Maman va se plaindre auprès de la surveillante. La nuit suivante, cette même infirmière, que par ailleurs nous aimons beaucoup (et que nous avons été ravis de découvrir en remplacement de nuit) vient s'en expliquer, ce qui est une démarche fort louable. Cette nuit-là, une famille entière avait été intoxiquée au monoxyde de carbone et tout le personnel était autour d'eux. Bien sûr, ce n'est pas elle qui est en cause, d'autant que les infirmières de jour, lorsqu'elles font les nuits, sont d'une extrême rigueur et même anticipent sur les changement de perfusions pour que nous ne soyons pas réveillés par la sonnerie des pompes, ce que nous apprécions tout particulièrement. Non, ce qui est en cause, c'est le fonctionnement même de l'hôpital: en cas de coups durs, les traitements en cours ne peuvent plus être appliqués selon le protocole prévu. Et dans ce cas, autant rester à la maison! Lou Salomé ne vomira plus au cours de cette cure. Cette crise-là aurait pu être évitée, un point c'est tout! Suite |
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