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Samedi, la numération se fait dans le service. Lou Salomé fait la connaissance d'Odile; elle aurait préféré Françoise... Pourtant Odile est très sympathique, elle rit tout le temps et a de beaux cheveux bouclés. Cette fois-ci, il faut prélever plusieurs tubes de sang; en plus de la numération, il faut faire toute la biochimie en bilan post-cure. Lou Salomé commence à bien connaitre l'ordre de la manoeuvre: on purge, on prélève, on remet la purge, on rince au sérum physiologique puis on injecte de l'héparine pour que le KT ne se bouche pas. Un peu de bétadine, une compresse stérile, et on emballe le tout dans du Cohéban, que Papa appelle "Coêt Quidan", et Curie "galette bretonne!". De plus en plus notre petit Bichon aime participer aux soins. Ce qu'elle préfère, c'est enlever le Cohéban, mais d'abord il faut trouver un point d'entrée, pas facile! C'est elle aussi qui clampe le KT (mais c'est Maman qui déclampe). Elle surveille tout ce qui se passe, allant parfois jusqu'à faire des réflexions (à juste titre...) "Pourquoi t'as pas mis des gants?". Le cathéter fonctionne très bien et tout ça se déroule désormais sereinement. Ouf! Les blancs ne sont plus qu'à 200, les polynucléaires (PN) ne sont plus mesurables... "Surveillez bien la fièvre!". Oui, surtout que nous sommes samedi! Lou Salomé et Papa rentrent avec des gouttes dans le nez, que nous ne réussirons jamais à lui mettre... A part sur un coton-tige, ce qui ne sert pas à grand-chose! Le soir, bien sûr, nous n'y coupons pas, le thermomètre indique 38°8; il est 22 heures et nous prévenons l'hôpital de notre arrivée. C'est à nouveau Marie-Cécile qui nous accueille; le temps de s'installer dans la chambre, la température monte à 39! On démarre tout de suite les antibiotiques. Les blancs étant vraiment bas, nous nous demandons quand nous pourrons ressortir... Papa reste avec sa fille; la température monte encore, la nuit est très agitée. Nous sommes très inquiets; avec une telle fièvre et si peu de blancs, que va-t-il se passer? Les antibiotiques seront-ils suffisants? Nous nous sentons à la merci du moindre grain de poussière... Nous avons très peur qu'un microbe ne l'emporte. Bien sûr, elle est très surveillée, les hémocultures sont faites pour voir s'il n'existe pas un germe résistant. On ne trouve rien, c'est déjà ça... Suite |
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