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Carte de Mamoune
Mon Bébé Taupe, |
Elles s'installent toutes les deux sur un lit, petit Bichon allongé sur le ventre de Maman. Les quelques minutes nécessaires à un réveil complet s'écoulent et alors commencent les pleurs... Lou Salomé a très mal, elle pleure de plus en plus, crie "J'ai mal, j'ai mal!", c'est insupportable... Il n'est pas de plus grande solitude que celle-là, celle d'un parent berçant son enfant qui souffre sans rien pouvoir y faire. L'infirmière nous explique que Lou Salomé a reçu un suppositoire liquide antalgique juste avant son réveil, qu'il faut un peu de temps pour que ça agisse. Peut-être, mais ces minutes de soufrance sont les plus longues qui soient, elles sont tout simplement intolérables... Lou Salomé ne comprend rien: elle s'est endormie en pleine forme, calme et confiante, elle se réveille terriblement douloureuse, ne pouvant n'y bouger ni s'appuyer. Que s'est-il passé? Personne ne nous a prévenus que ça ferait aussi mal! Une demi-heure, une très longue demi-heure, avant que la douleur se calme un peu... Alors seulement, les lectures commencent à faire leur effet, à distraire de cette douleur qui devient enfin plus supportable. Au bout d'une heure, nous sommes autorisés à remonter dans le service. Lou Salomé se montre très craintive, elle ne veut pas qu'on la touche et se tient droite comme un I dans sa poussette, refusant de s'y adosser.Petit à petit, tout rentre dans l'ordre mais elle appréhende quand même qu'on touche ses pansements au moment où nous la rhabillons. Elle a le droit de boire un peu et pourra manger plus tard. Elle s'installe dans un lit et regarde une vidéo; ce n'est pas la grande forme... Notre Bichon avait déjà oublié les grandes douleurs, et voilà qu'on vient de lui rappeler, implacablement, sa condition d'enfant malade. Elle grignote un peu puis, quand elle est tout à fait remise (mais avec des "Fais attention à mes pansements" et en marchant comme sur des oeufs), nous prenons congé de tout le monde et partons attraper l'avion de 17 heures. Pas question de décollage ni d'atterrissage cette fois-ci, elle est trop angoissée par ses pansements. Mon Dieu, comme c'est bon de se retrouver à la maison! Ces séjours parisiens sont vraiment éprouvants... Et qu'on est bien là, à faire la fête avec Isabelle et Mamoune, sans oublier Arthur et le champagne! Et vive notre Bichon!! Ce soir, nous sommes les rois. Le téléphone ne cesse de sonner et nous répétons inlassablement les excellentes nouvelles que nous ramenons. Bravo, petit Bichon! Suite |
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