Lou Salomé, notre merveille....

Du 18 au 20 octobre 1998 (suite)

Au restaurant, 18 octobre 98



Au restaurant, 18 octobre 98



Au restaurant, 18 octobre 98



Devant la Maison des Parents, 18 octobre 98
Où allons-nous manger? On se promène un peu rue Mouffetard, puis rue du Pot de Fer où nous nous nous laissons séduire par le "Pot de Terre". "Est-ce que vous avez des frites?". "Non, mais on peut en faire des vraies rien que pour toi". Ca marche, nous nous installons. Lou Salomé est en forme, heureuse d'être au restaurant. Pierre lui chante encore plein de chansons de Bobby Lapointe et Jean-Ba danse avec elle. Pierre ne peut pas, il a un pied plâtré et marche avec des béquilles. Lou Salomé est toute désolée pour lui...
Il est temps maintenant d'aller se coucher. C'est la fête de dormir tous les trois ensemble! Et puis on pourra traîner un peu demain matin, le premier rendez-vous n'est qu'à onze heures. Pierre et Jean-Ba nous quittent en bas, sinon Lou Salomé ne voudra jamais se coucher!

Lundi 19, c'est avec beaucoup d'émotion que nous retrouvons Curie et que nous franchissons à nouveau la passerelle. C'est comme un gros tube de plastique suspendu, on se croit à Roissy. Lou Salomé nous oblige à marcher sur les gros points bleus tracés au sol. Elle est un peu inquiète d'être là... La radio pulmonaire se passe bien; ici, la question ne se pose même pas, nous restons avec elle. "Tu as été très sage, tu veux un bonbon?". "Non merci, je ne mange pas de bonbons, ça donne des caries". Stupeur de la dame... Lou Salomé ne mange que du vrai chocolat, du chocolat noir, mais ici il n'y a que des bonbons, tant pis!

Nous devons attendre jusqu'à 12 heures pour la consultation. En fait, nous attendrons beaucoup plus longtemps en raison des retardataires. La consultation se passe côté hôpital de jour, Lou Salomé n'y a aucun souvenir, elle est donc rassurée. Par contre notre coeur à nous est serré d'angoisse. D'ailleurs la nuit a été mauvaise, donnant libre cours aux pires fantasmes. Qu'allons-nous apprendre cette fois-ci? Nous avons l'impression que Lou Salomé va mieux, mais le souvenir de Bilal ne nous quitte pas. N'allons-nous pas au contraire apprendre que son cas s'est aggravé? Terribles heures que cette attente du verdict. Nous avons déjà appris le pire, nous le côtoyons quotidiennement, mais nous savons aussi que le pire est comme un trou sans fond. Nous avons très peur, nous voulons sauver notre fille, nous ne voulons pas apprendre l'irrémédiable, même si nous connaissons la gravité de la situation. Justement parce que nous la connaissons. Notre Merveille ne peut pas mourir, c'est impossible. Nous sommes liquéfiés...

Suite

Sommaire

Tous droits réservés pour tout pays - Donation Lou Salomé © 2002-2007

Vous êtes perdus...