Lou Salomé, notre merveille....

Du 19 au 21 septembre 1998 (suite)

Mamoune s'endort...







21 septembre 98







21 septembre 98







je n'ai pas de mucite!!!
C'est rigolo, mais à chaque fois, Lou Salomé refusera ses bisoux à une personne donnée; jamais la même, mais elle en fera toujours marner une! "Et moi alors, et mon bisou?". Et toc, Lou Salomé de refaire avec ostentation des bisous à quelqu'un qui en a déjà eu plein, ça l'amuse beaucoup!
En attendant, Maman s'angoisse un peu de rester là; pas Lou Salomé qui n'a aucune envie de retourner à Curie, elle y a des souvenirs trop durs.

Le lendemain, lundi 21, les polynucléaires sont à 300, il nous faut donc rester, même si la fièvre est tombée.
Nous commençons à mettre au point notre mode de vie à l'hôpital. En général, Maman dort en semaine et Papa le week-end. Il vient embrasser Lou Salomé tôt le matin, et dès que Mamoune arrive, Maman file prendre sa douche puis revient dans la matinée. Entre temps, lorsque Papy est là, il vient prendre la relève de Mamoune (Isabelle lui prête sa voiture)
En fin de matinée, c'est la grande visite avec Tonton Le Fur: "Alooooors, Lou Salomééééé, tu vas bien ce matin?". A cette heure-là, les résultats d'analyse sont connus, les décisions prises seront rediscutées ou confirmées lors de la contre-visite du soir.

Papa vient déjeuner d'un sandwich vers 13 heures et Maman file déjeuner chez Mamoune qui a la bonne idée d'habiter tout près.Repas suivi si possible d'une petite sieste lorsque quelqu'un peut prendre la relève en début d'après-midi. Papy souvent, Mamoune parfois, mais elle est très fatiguée, des amis de temps en temps. Puis retour à l'hôpital jusqu'au soir.

Dans la soirée, il y aura toujours, sans exception, quelqu'un qui viendra prendre la relève pendant que Maman et Papa dînent dehors, sans quoi ils ne se voient plus du tout... Ce peut être Papy ou Isabelle, mais aussi Christiane, Amane, Denis, Dany.
Les premiers temps, le passage du relais sera très difficile; toujours cette angoisse de séparation qu'elle traîne depuis Curie. Elle veut absolument que nous restions, elle pleure, supplie, refuse de lâcher la main. Encore un bisou, encore un câlin, mon Dieu que c'est dur, petit Bibi...

Isabelle lui apprend à regarder sur la montre: "Regarde ma puce, lorsque la petite aiguille sera là, Papa et Maman seront revenus". Il faudra attendre qu'elle aille vraiment mieux (pas avant le mois de novembre) et se sente totalement rassurée pour qu'elle nous laisse partir sans pleurer. En attendant, c'est dur tous les soirs: "Papa, reste! Maman, reste, je t'en prie, rien qu'un peu..." .
Et dès notre retour, elle dira à son accompagnant: "Bon maintenant tu peux partir; allez, va-t-en!". Heureusement qu'ils sont tous adorables...

Dans l'après-midi, Lou Salomé devient toute rouge... Ca lui fait comme un masque sur la figure! Elisabeth diagnostique un urticaire: probablement le rinçage de la Vancomycine qui a été trop rapide. Le rinçage doit se faire au même débit que l'injection elle-même, ce qui n'a pas été le cas aujourd'hui. Tout va rentrer dans l'ordre avec du Solumédrol et de la Polaramine.

Encore une nuit à l'hôpital... Papy propose gentiment de rester dormir, mais Lou Salomé refuse catégoriquement. Mamoune l'a également proposé, mais là c'est nous qui refusons, elle n'est pas en état de faire les nuits.

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