Lou Salomé, notre merveille....

Du 1er au 2 juillet 1999

Jeudi 1er juillet, nous devons faire une nouvelle simulation pour la seconde série d'irradiations. Nous ne comprenons toujours pas pourquoi les orbites n'ont pas été irradiées d'emblée...
Lou Salomé doit recevoir une prémédication, toujours ce fameux Narcozep, mais elle ne veut pas. Nous décidons de lui faire confiance. D'abord nous n'avons pas le coeur à nous battre, et puis nous connaissons sa sagesse: quand elle promet quelque chose, elle s'y tient; or c'est en toute connaissance de cause qu'elle refuse la prémédication.
Nous avons raison, Lou Salomé se comporte de façon exemplaire. Et comme cette fois-ci il n'y a pas de masque à faire la séance est beaucoup plus rapide. Bravo petit Bichon!

Lorsque nous quittons l'hôpital, il nous prend une drôle d'idée, nous avons remarqué que les chaussons de Lou Salomé sont trop petits et nous décidons de lui en acheter une nouvelle paire. C'est vraiment une idée curieuse: Lou Salomé ne peut plus marcher et la chaleur ambiante la dispense d'avoir les pieds protégés... Il faut croire que lui acheter, à ce stade, quelque chose de neuf est comme une façon de conjurer le sort, de se dire qu'elle aura à nouveau besoin de porter des chaussons... Bien sûr il n'est pas question de l'emmener dans un magasin, Papa gare la voiture sur le trottoir, juste devant la boutique de chaussures pour enfants. Lou Salomé est à l'arrière, allongée dans les bras de Maman. Papa va expliquer les choses à la vendeuse, l'essayage se fait donc sur le trottoir, la vendeuse pliée en deux dans la voiture pour enfiler les chaussons. Elle est très impressionnée et met beaucoup de douceur dans ses gestes. Le choix se porte sur des chaussons jaunes, Papa est tout content, Lou Salomé ne les mettra jamais...

Nous rentrons la coucher, petite fille si fatiguée, Malou est déjà là pour nous aider jusqu'à samedi matin, ce week-end ce seront Isabelle et Jean-Ba qui revient nous voir. En fin d'après-midi justement Isabelle arrive; il fait beau, Lou Salomé est calmement allongée, et tout à coup elle dit: "Je voudrais voir mes jouets du grenier". Qu'à cela ne tienne, Isabelle descend un à un le garage, la ferme, l'arche de Noé, tous les jouets encombrants qui sont rangés là-haut. Alors Lou Salomé demande à ce qu'on la pose par terre, et là, impuissants, des larmes plein les yeux, nous assistons à une scène incroyablement poignante, nous la voyons dire au-revoir à ses jouets, en les touchant, un à un... Puis elle dit simplement: "Voilà, c'est bien, j'ai fini"...

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