Lou Salomé, notre merveille....

Du 19 au 21 septembre 1998 (suite)

19 septembre 98







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19 septembre 98
En début de soirée, Lou Salomé est un peu chaude et flirte dangeureusement avec le 38... A 23 heures, c'est chose faite, le thermomètre indique 38°3, direction l'hôpital.
Curieusement, les aplasies fébriles se déclareront souvent le samedi vers 22 heures et nous passerons très rarement le week-end à la maison. En tout cas ce soir, on ne coupera pas aux antibiotiques... Le probléme, c'est qu'on les démarre quand les blancs sont en-dessous de 500, mais on les continue jusqu'à ce que les polynucléaires, qui ne représentent qu'un pourcentage des blancs, remontent au-dessus de 500, même sans fièvre... Ca peut prendre un certain temps... Cette fois-ci, le délai sera raisonnable: entrée le 19, sortie le 22.

Pour ce séjour, nous sommes bien organisés: sachant que Lou Salomé ne sortira pas de sa chambre, nous apportons quantité de jouets, livres, vidéos, de quoi dessiner et aussi de quoi décorer les murs. René nous installera d'ailleurs souvent un meuble de rangement dans le sas d'entrée pour ranger tout notre bazar, et lorsque les séjours seront longs, les retours à la maison tiendront du véritable déménagement!!
Finalement l'interne décide de surseoir aux antibiotiques, puisque les blancs sont à 500. Papa est content: nous sommes samedi, c'est donc lui qui reste dormir auprès du petit Bichon. Celui qui dort à l'hôpital passe une nuit très fatiguante, fréquemment interrompue par les pompes qui sonnent; mais celui qui dort à la maison est en proie à l'inquiétude, se demandant ce qui se passe là-bas, si la fièvre monte ou pas, et finit par téléphoner au petit-matin pour prendre des nouvelles. Au bout du compte, personne ne dort bien, alors tant qu'à faire, on préfère l'insomnie à ses côtés que l'inquiétude à distance!

Au matin, les résultats sont plutôt encourageants: les blancs sont à 1000 (mais avec seulement 100 poly) et la fièvre est tombée. Peut-être pourrons-nous rentrer ce soir?...
Papa rentre se reposer, Papy, Mamoune et Isabelle se relaient autour de Lou Salomé. Celle-ci veut bien un petit pot... Elle qui n'en mangeait plus depuis belle lurette va s'abonner à l'ananas-pêche, et inutile de lui en présenter un autre!

A 19 heures, la sortie est annoncée. Le temps de débrancher Lou Salomé, de ramasser tout notre barda, et nous sommes à la maison à 20 heures, juste pour le dîner, tellement soulagés de ce court séjour. Du moins le croyait-on... A 22 heures, le thermomètre affiche 38°8... Inutile de tergiverser... Nous rappelons l'hôpital; heureusement, nous n'avons pas encore défait les sacs! Nous retrouvons Marie-Cécile -au moins, nous sommes en terrain connu- et on rebranche Lou Salomé! Nous sommes épatés qu'elle accepte de revenir à l'hôpital sans broncher, deux heures après en être sortie! Elle a compris que nous restons avec elle; à partir de là, l'hôpital ne lui pose plus de problémes. Non seulement l'un de nous dort avec elle, mais elle a beaucoup de visites et beaucoup de cadeaux! Dans les mois qui vont suivre, sa seule et unique question sera toujours: "Oui, mais est-ce que Papa et/ou Maman seront là?". La réponse étant oui, elle acceptera absolument tout, même les choses les plus dures.

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