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Ce mardi 20, nous n'arrivons à Curie que dans l'après-midi, pour des examens sanguins approfondis obligatoires avant la cure. Les résultats de la NFS sont bons: 9,7 d'hémoglobine, 2000 blancs et 238000 plaquettes. L'interprétation des autres analyses nous échappe, mais elles sont satisfaisantes et autorisent l'administration de Campto.
Docteur Magique nous donne le protocole, qui ne fait que reprendre ce qu'il nous a déjà expliqué; nous signons. Il nous redit que si Lou Salomé supporte le traitement, elle recevra 2 cures avant de subir à nouveau un bilan complet. Si aucun résultat n'est obtenu, cela signifiera l'arrêt définitif des traitements... Nous allons donc entamer les chimios du dernier espoir. Nous avons rendez-vous demain à 9 heures dans le service; la perfusion ne dure que 60 minutes, mais les prélèvements cinétiques imposent l'hospitalisation pendant 24 heures. Ce ne sera plus nécessaire lors de la cure suivante qui aura lieu en hôpital de jour. Et voici Nadette qui arrive avec les clés de l'appartement et un plan précis pour s'y rendre. Elle est formidable, cette Nadette, et nous nous reverrons bientôt, aujourd'hui il lui est impossible de s'attarder. Nous prenons donc un taxi avec tout notre barda, direction le 13è arrondissement. L'immeuble est plutôt cossu, entouré de beaux jardins, il nous fait bonne impression. Vite envolée quand nous pénétrons dans l'appartement... D'abord, il est sombre et petit: une seule chambre avec deux lits d'une personne. Ca encore, on pourrait s'y faire. Mais il est d'une crasse incroyable... Lou Salomé, qui s'installe immédiatement par terre pour jouer, se relève quelques instants plus tard les collants complètement noirs!! Et Papa qui va dormir par terre... Coup de déprime, il va falloir trouver une femme de ménage d'urgence! Et elle aura un sacré travail à effectuer... Nous sonnons chez la voisine pour lui expliquer notre situation, elle était d'ailleurs prévenue de notre arrivée. Fort gentiment, elle nous dit qu'elle demandera à sa propre femme de ménage demain matin de faire le nécessaire. Merci Madame. Nous n'avons aucune envie de nous attarder dans cet endroit sinistre et partons à la recherche d'un restaurant. Marcher nous fait le plus grand bien, nous sommes tout proches d'un grand boulevard et après une longue promenade pour repérer un peu le quartier, nous optons pour un petit restaurant italien fort sympathique. Le lendemain matin, au vu de l'état de la cafetière, nous décidons de nous passer de petit-déjeuner... tout comme nous renoncerons à mettre un pied dans la baignoire. Suite |
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