Lou Salomé, notre merveille....

Du 31 janvier au 3 février 1999 (suite)

Lundi 1er, nous avons le temps de prendre un vrai petit-déjeuner à la Maison des Parents: la baguette fraîche n'arrive qu'à 8 heures et demi et nous ne sommes pour une fois pas trop pressés. Lou Salomé mange de bel appétit. Tant mieux, autant qu'elle prenne des forces!

Chic chic, nous retrouvons la gentille Isabelle et aussi Laurène, elles sont toutes les deux adorables. La perfusion de Neupo est posée pour une demi-heure; quant au prélèvement, nous hallucinons: 19200 blancs dont 15750 polynucléaires! Incroyable ce que peut faire le Neupogène, nous ignorions complètement que de tels chiffres puissent être atteints! Lou Salomé est ravie de pouvoir jouer côté consultations où, comme tous les lundis, ça grouille de petits bouts de chou. Un repas lui est servi pendant que nous avalons ces éternels sandwichs de distributeur; et déjà c'est l'heure de passer aux choses sérieuses.

La machine pour les cytaphérèses est vraiment impressionnante... Il est 13h30 et la séance doit durer jusqu'à 17 heures. Mais comme on nous l'a déjà expliqué, il faut une entrée et une sortie: en clair, il faut lui poser un cathlon dans une des veines du bras... Maman n'en mène pas large... Malgré la grande habileté d'Isabelle et de Laurène, c'est à nouveau une scène insupportable. Il est manifestement extrêmement difficile de piquer Lou Salomé. A nouveau les pleurs et les cris, des vrais pleurs... Ca se passe mal, il faut s'y reprendre à plusieurs fois, le coeur chavire, car Lou Salomé ne comprend pas que nous, ses parents, nous laissions faire ça, et enfin, ce fichu cathlon est posé et solidement arrimé...

Démarre alors cette très longue séance. Le docteur responsable des cytaphérèses est là et surveille la manoeuvre. Notre petite Laurène de Brest nous a rejoints, elle est allongée sur le lit voisin pour la même raison. Sage comme une image. Un peu timide aussi. Nous nous en occupons un moment pendant que son papa va lui aussi manger un sandwich. Le temps passe singulièrement lentement, Lou Salomé ne peut plus rien faire, scotchée à son lit, reliée à la machine par deux tuyaux. Ele aimerait dormir mais ça n'est pas possible. Elle doit "pomper" régulièrement en pressant une petite balle de mousse dans sa main droite. Quand le débit est insuffisant, le docteur la réveille et lui dit "Pompe, pompe!". Impossible de dormir dans ces conditions; restent les vidéos et les lectures, mais le coeur n'y est pas...

Enfin 17 heures! Et l'annonce des résultats: Laurène peut rentrer à Brest, le nombre de cellules prélevées est suffisant pour un greffon. Ce n'est pas du tout le cas pour Lou Salomé, nous devrons recommencer demain... Zut et flûte! Ca n'est pas juste.

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