Lou Salomé, notre merveille....

31 décembre 98/ 1er janvier99 (suite)

31 décembre 98



31 décembre 98



31 décembre 98
C'est un moment doux, mais pas vraiment une ambiance de fête. La fatigue de Lou Salomé est là, bien réelle, alors nous savourons tout simplement ce moment ensemble, mais nous sommes bien loin de la magie de Noël.
Nous la regardons, nous la trouvons plus belle que jamais. Et notre coeur se serre de la voir si fatiguée...

Et puis arrive l'heure attendue (après un repas effectivement somptueux, mais boudé par Lou Salomé qui n'a pas très faim). A Brest, il existe une tradition: à minuit exactement, tous les bateaux du port de commerce et du port de guerre actionnent leurs sirènes, pour un long concert étrange et grave, c'est un moment très fort.
Nous sortons donc tous sur le balcon, bien emmitouflés, et attendons avec émotion ce chant des sirènes... Et quand monte enfin cette musique lancinante, les larmes coulent, nous nous étreignons tous très fort, nous comprenons enfin ce que signifie "souhaiter une bonne année". Et, bien sûr, en entendant ce "Bonne Année!", notre coeur se serre, nous sommes conscients, au plus profond de nous-mêmes, que nous ne savons rien de ce qui va arriver, mais que le pire est possible... Et que de toute façon, l'année à venir va être terriblement dure, vu les traitements prévus. Nous le savons, bien sûr, alors on répond "Oh oui, bonne année", avec encore plus de larmes. Heureusement, il fait nuit noire et Lou Salomé ne voit rien de ces larmes. Et quand nous lui disons à elle "Bonne année petit Bibi", c'est un immense cri d'espoir qui lui dit: "JE T'EN SUPPLIE, GUERIS!!!".

Oh oui, bonne année notre Merveille!

Vendredi 1er janvier, nous restons tranquillement à la maison, toujours aussi bien entourés. Les jeux sont très calmes, des puzzles, des livres... Lou Salomé se plaint de douleurs urinaires. Allons bon, elle a déjà eu des brûlures il y a quelques jours, mais c'était passé. Et en plus, une piqûre de Neupogène un premier janvier, c'est vraiment pas juste!
Heureusement un peu de positif, Lou Salomé n'est plus nauséeuse et nous pouvons arrêter le Zophren.
Nous surveillons sans cesse la température. Nous sommes vraiment angoissés et redoutons une aplasie à nouveau très longue. Et Papy et Mamy qui partent demain...

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