"Peut-être dans la souffrance, les hommes auraient-ils cette question :
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"Tout ce qui m’est cher ne tient pas dans la main, ne peut être placé sur un compte en banque, et même mes yeux ne les peuvent contenir."
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Et seul le clair horizon délivrerait une réponse ponctuée par le soleil du soir
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signant dans le ciel une énigmatique calligraphie d’or, d’organdi et de sanguine avec, en surimpression, les arabesques entrelacées des goëlands.
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Quelque part, dans l’air, au loin, "les notes-qui-s’aiment" de MOZART s’élanceraient dans le libre espace comme un parfum, comme un silence après un mot d’amour.
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Tous ces signes d’un monde invisible seraient là pour dire que la liberté est infinie,
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et que la vie devient une grande histoire de beauté quand elle glisse au coeur de l’homme,
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une correspondance entre l’ici-bas et l’au-delà."
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François Garagnon, "Jouchka et les instants d’éternité" (Extraits), Ed. Monte Christo
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Mamoune pour Lou Salomé, 8 juillet 2003
